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Démarche artistique

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La démarche artistique d'Isabelle Sivan est une recherche sur l'improvisation libre. Elle vise à développer un travail autour du dessaisissement des formes établies et préméditées pour aller vers des créations spontanées sans idées préconçues.

 

Elle développe cette pratique dans l'écriture lorsque elle compose des poèmes issus d'une écriture que l'on dirait automatique, et aussi en musique, au piano et à l'accordéon, où elle explore l'improvisation dite non idiomatique, musique cherchant à se libérer des formes établies telles qu'harmonies, rythmes et mélodies.

 

Ses dessins à l'encre de Chine naissent de cette même approche intuitive. Loin de toute technicité, ils apparaissent de gestes libérés de toute injonction, sans projet préalable, à partir d’une tache, d’un souffle, d’un fragment de papier.

 

Isabelle Sivan utilise des matériaux simples : eau, sel, plumes en bambou, stylo vide, papiers froissés, feuilles déchirées — ce qui se présente sur mon bureau à l’instant où elle s’y installe.

 

Elle laisse se dissiper pensée et bavardage pour que surgisse l’image. L’encre se diffuse, se transforme, rencontre le papier. Les traits font apparaître des formes abstraites, parfois des paysages, des lieux, des espaces. A chacun de les  investir ou les reconnaître.

 

L'aléa, l'imprévu, ce qui est inachevé, imparfait, a sa place. Isabelle Sivan cherche à surprendre l'inattendu, saisir un instant sans rien contrôler, ni anticiper pour laisser apparaître une poétique de l'instant en connexion avec soi et le reste du monde.

 

Son processus s’inscrit dans une recherche de simplicité, d’instantanéité, en lien avec la méditation, l’improvisation et l’écoute. Il tente d'apprivoiser le vide, la peur du vide, car improviser, c'est prendre un risque, se mettre en danger, renouer avec la fragilité, la vulnérabilité, tenir un équilibre, peut-être vaciller.


Les œuvres sont volontairement sans titre, pour que le le regardeur puisse y projeter librement ses propres imaginaires. Ce sont des espaces, des formes, des rythmes qu'il peut habiter à sa manière, des empreintes où il pourra se glisser.

 

Cette pratique qui travaille à se dégager des contraintes de la pensée, s'inscrit en opposition à son autre activité professionnelle, celle d'avocate en droit de la propriété littéraire et artistique. Si ces activités artistiques et juridiques ont pour point commun les arts et la création, celle du droit fait appel à une toute autre posture de l'esprit.

 

Il faut ici anticiper, prévoir, encadrer. Elle exige de la rigueur, une extrême vigilance, le respect des règles.

 

Ainsi, ma pratique artistique s'est construite en jouant avec ce contraste, deux pratiques antagonistes qui se stimulent, s'exacerbent l'une par rapport à l'autre, se nourrissent parfois, et souvent s'annulent.

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